Maggy Bolle

Maggy Bolle

La Mag

Si je vous dis que Maggy BOLLE chante, vous allez me répondre dans un haussement d’épaules et avec un certain sens de l’à-propos, « que ça me fait une belle jambe »… Si par contre je précise que Maggy BOLLE est une vraie chanteuse, avec textes, musiques et belle voix un peu éraillée, qu’elle commence à se tailler une petite réputation en marge du showbiz à paillettes, votre pupille jusque là éteinte se met soudain à briller… Si, si, je le vois d’ici.

D’entrée de jeu et avec un pareil nom de scène, le ton est donné. Ici on se prend pas le chou ni au sérieux. Pas du genre à se cadenasser la tronche entre les mains, style penseur de Rodin, la Maggy. D’abord entre ses mains elle a déjà une guitare. Si elle y rajoutait sa tête, ça ferait désordre. Pas du style non plus à faire dans le « politiquement correct » : elle dit les choses Miss Maggy, et des fois un peu crûment. Faut pas lui en vouloir elle est comme ça, nature. Et oui Maggy BOLLE est verte, mais c’est pas grave Docteur. Ce serait même plutôt bon signe. La preuve qu’elle pète le feu. Et la santé. Elle aligne les strophes avec malice, mêle la dérision à l’autodérision, marie l’humour et l’ironie, balance quelques vannes bien senties mais jamais franchement méchantes entre deux chansons, et affiche ce je m’en foutisme de façade propre à ceux qui qui bossent dur mais qui ne tiennent pas forcément à ce que ça se sache… Qui veulent pas, comme dirait tonton Georges, « que ce soit le dit »… Un peu de pudeur, que diable. Un peu de délicatesse. Et de la délicatesse, faut pas se fier aux apparences, elle n’en manque pas. Toutes proportions gardées et la moustache en moins (mais ça viendra peut-être avec l’âge !), il existe un indiscutable lien de parenté entre l’Anar Sétois et son fumeux « gare au gorille » et la demoiselle qui nous arrive direct du Jura avec, dans sa valoche, un texte intitulé « l’épaule qui pue des pieds »… Ne me demandez pas comment c’est possible qu’une épaule sente la chaussette : elle vous l’expliquera elle-même. Et ça vous fera marrer, n’en doutez pas !

Tout ça est déjà bel et bon, me direz-vous, mais serait pourtant incomplet si on n’y ajoutait pas l’évidente tendresse qui se dégage du personnage. Ah, ce n’est foutre pas la tendresse gnan-gnan, un rien compassée et pas mal superficielle distribuée au mérite et au compte-gouttes, des dames de patronage. Ça non. Une tendresse bourrue et pudique, toujours. Qui veut pas dire son nom. Qui ne s’avoue pas. On a sa fierté, tout de même !… Mais qui se devine malgré tout au détour d’un sourire désarmant. Enfantin presque. Ou au bout d’une phrase. A l’hémistiche. L’air de rien, comme ça, avant de passer à autre chose. Et après avoir assisté à son tour de chant on se dit que, finalement, c’est pas parce qu’on manque de savoir vivre qu’on balance, comme ça, des énormités en public. C’est plus sûrement parce qu’on en a à revendre. Et qu’il n’est pas question d’en faire tout un plat. A propos qui a dit, déjà, que l’humour était une forme de politesse ?…

RobertVaschalde, Joannas, le 15/01/13.

 

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Le MaxSou

MaxSou, originaire de Strasbourg en Allemagne, s’est vu détourner son rôle de guitariste hors-paire pour celui d’un saltimbanque multi-instrumentiste ! D’abord membre des « Chapeaux noirs », puis ensuite guitariste des « Dessous de la vie », son chemin prit une tournure inattendue lorsqu’il croisa celui de Maggy. Les deux acolytes se sont rencontrés sur une scène ardéchoise et depuis le beau gosse s’est vu exploité par la franc-comtoise ! Enrôlé dans un premier temps pour son superbe jeu de guitare, il s’est vite retrouvé avec une poubelle dans les mains, une corde et un manche à balai, pour jouer de ce qu’on appelle « une contre-bassine » (contrebasse de pôôôvre)… puis, l’accordéon empoussiéré de son oncle retrouva un nouveau souffle dans les bras du jeune homme et le voici également chanteur (en français !), doubleur de voix, faiseur de tempo, gueuleur de phrases !

Il suffirait d’un rien pour qu’on le retrouve en train de faire des claquettes en s’accompagnant à la cornemuse !

Les voici donc partis ensemble sur les routes de la vie, en duo sur les chemins de la musique et sans doute croiseront-ils un jour le votre !

 


 

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Les Cancoyote Girls

Maggy fait aussi partie d’un collectif de trois chanteuses franc-comtoises, « Les Cancoyote Girls » qu’elles ont crée il y a maintenant 2 ans. La Lue, Clotilde Moulin et Maggy Bolle tournent toutes les trois individuellement et se réunissent occasionnellement pour le plaisir des yeux, des oreilles et des papilles !

Chacune son instrument, chacune sa verve, chacune sa féminité, neuf mois d’affinage, un goût unique pour des concerts décapants !
Réunies le temps d’un spectacle, elles vous offriront leurs compositions, en solo, duo ou trio, ainsi que des reprises à leurs guises.

… Attention, vous risquez d’entrer dans une zone de turbulences… et d’aimer ça!